• 1930

  • 1934

  • 1940-44

  • 1947-50

  • 1953-55

  • 1957

  • 1962

  • 1969

CREATION DE LA RAFFINERIE AU BEC D’AMBES

 La Société des raffineries de pétrole de la Gironde, dont le siège est à Paris, est créée par un arrêté en date du 4 août 1930, et le préfet de la Gironde autorise l'exploitation d'une raffinerie de pétrole au lieu-dit « le Bec ».

A la fin de l'année 1932, la raffinerie produit environ 300 000 tonnes par an.

bec 1930bis

 Le bec d'ambès avant l'implantation des industries pétrolières

CREATION DU DEPOT DE BAYON

Par un arrêté en date du 23 mai 1930, Le Préfet de la Gironde autorise le Port Autonome de Bordeaux à exploiter un dépôt d’hydrocarbures de première catégorie au lieu-dit « le Bec ».

Par un contrat de gérance en date du 20 juillet 1934, Le Directeur du Port Autonome, confie la construction et la gérance d’un dépôt public d’hydrocarbures au Bec d’Ambés, d’une capacité de 50.000 tonnes, à la société « Les Docks des Pétroles de la Gironde ».

Le dépôt d'Ambès est une extension de la raffinerie d'Ambès pour le stockage et la distribution.

Le stockage :
Brut

Carburants : Essences et distillats

La distribution et la réception :
Par camion pour le marché local
Par wagon pour les dépôts intérieurs
Par voie maritime pour la réception du Brut
Par voie fluviale par le biais de 2 navires à destination des dépôts sur la Dordogne et la Garonne : Floirac, Montpouillan, etc.

Dans les années 50, Le dépôt permet la réception du brut en provenance de Parentis, le stockage dans plusieurs réservoirs et l'expédition vers la Raffinerie de Port-Jérome (Seine Maritime) par voie maritime.

1934 1bis
 
1934 2bis 
 1934 3bis  1934 4bis

BOMBARDEMENT DE LA RAFFINERIE ET DU DEPOT DE BAYON

Dans la nuit du 14 août 1940, les bombes s’écrasent sur la raffinerie et le dépôt d’hydrocarbures.

Les Anglais viennent détruire les deux sites afin de priver l’occupant de carburant.

La perte totale atteint 50 millions de litres d’essence, benzol et produits noirs, et les installations sont détruites aux deux tiers.


 1940 1bis

De nouveau, le 5 août 1944, vers les 17h30, une vague de bombardiers Anglais remonte l’estuaire et vient déverser son chargement sur le Bec d’Ambès, puis vire en direction du nord.

En moins d’une demi-heure, les installations sont la proie des flammes.

 1940 2bis

 Le Bec D’Ambès en feu

 1940 3bis

 Batîment appartenant au dépôt de Bayon

 1940 4bis

Réservoirs après la vague de bombardement

1940 5bis

Suite...

1940 6bis

RECONSTRUCTION DE LA RAFFINERIE ET DU DEPOT

 
LA RAFFINERIE :
 

En 1947, la société des raffineries de pétrole de la Gironde devient filiale du groupe américain California Texas OilCy. La marque CALTEX Petroleum SAF, (CAL = CaliforniaOil et TEX = TEXACO) se substitue à la marque Texaco.

 

A partir de cette même date, la raffinerie du bec d’Ambés est reconstruite et agrandie.

En 1950, la raffinerie produira environ 600 000 tonnes puis 1 million et demi de tonnes en 1955.

En 1956, une unité de cracking catalytique y est installée et produit jusqu'à 815 m3 par jour.

En 1967, elle sera alors exploitée par la société Elf Aquitaine


Actuellement, la raffinerie a été entièrement démantelée et les bâtiments restant appartiennent pour une partie à la commune d’Ambés et l’autre est loué à des entreprises.

LE DEPOT :

Dans la même période, les Docks des Pétroles d'Ambès reconstruit le dépôt en augmentant la capacité.
La capacité de stockage atteindra progessivement 80 000 m3 (à vérifier).

1947 1bis

LE BRUT EN GIRONDE

 
 
 
 

Le 30 octobre 1953, date du premier forage de Parentis, la question du pétrole landais ne cesse d’agiter les esprits.

La production est d'environ 1600 mètres cubes par jour.

Un peu partout dans la région, Cazaux, Facture, Pontonx, de nombreux indices révèlent la présence de l’or noir.

 1953 1bis
 

Le problème de transport devient rapidement une question cruciale car le brut est acheminé par wagons-citernes jusqu’à la raffinerie de Port-Jérôme, en Seine Maritime. 

 1953 2bis

Le transport par voies ferrées sur de longues distances est assez onéreux et, en attendant mieux, le pétrole est emmené par wagons-citernes jusqu’aux Docks des Pétroles d’Ambès où les pétroliers de la société Esso-Standard viendront le charger pour qu’il soit acheminé par voie maritime.

 1953 3bis
 Cinq réservoirs pour le pétrole de Parentis

« Le trafic des Docks s’élève, en 1955, à plus d’un million de tonnes. En neuf mois, depuis la mise en service des pétroliers T2, trente tankers sont venus accoster, transportant 450 000 tonnes de pétrole brut.

On pense que soixante bateaux assureront, en 1956, l’expédition de 900 000 tonnes et, avec les réceptions qui se feront dans les immenses réservoirs argentés (dont un nouveau est en cours de construction), l’activité de l’entrepôt permettra d’atteindre près d’un million et demi de tonnes.

Si l’on ajoute à ce chiffre ceux de la Raffinerie, dont la production va sensiblement progresser, le total des produits reçus ou exportés s’élèvera à 2 500 000 tonnes et ce sont 160 bateaux-citernes qui vont venir accoster aux vastes appontements d’Ambès qui deviennent rapidement insuffisants.

 1953 4bis

CREATION DE LA RAFFINERIE ESSO :

La future raffinerie Esso sera conçue pour traiter le pétrole brut de Parentis et en supplément 20% de brut du Moyen-Orient et 15% de brut du Vénézuela pour la production de bitumes.

Lors de la mise en route envisagée en 1959, la capacité des installations a été calculée pour le traitement de 1 600 000 tonnes de pétrole par an, avec la possibilité de porter cette capacité à 2 500 000 tonnes en 1964.

L’électricité sera fournie par la centrale E.D.F voisine et la raffinerie, équipée d’une sous-station électrique, fournira à la centrale le fuel nécessaire à la marche de ses chaudières.

La raffinerie sera dotée de réservoirs assurant le stockage de plus de 400 000 mètres cubes de pétrole brut, produits en cours de fabrication et produits finis.

1 600 ouvriers travaillent à la construction de cette usine.

raffesso

CREATION DE LA CENTRALE THERMIQUE E.D.F. :

Les travaux pour la construction de la centrale thermique commencent en 1957.

2 unités sont prévues et les cheminées doivent s’élever à cent mètres de hauteur avec un diamètre intérieur au sommet de 4,15 mètres.

Ces deux tranches de 125 000 kilowatts brûlent chacune 27 tonnes de fuel par heure ou 32 000 mètres cubes de gaz.

L’estacade en Garonne permettra le déchargement de pétroliers de 20 000 tonnes.

Des le début des travaux, la direction prévoit les logements des ouvriers spécialisés qui viendront habiter à Ambès et fait construire 38 maisons sur les terrains communaux et un autre lotissement à Saint-Louis-de-Montferrand.

à la fin de 1960, la centrale a commencé à fonctionner et en 1971 une unité supplémentaire de 250 000 kilowatts est construite avec une cheminée de 140 mètres de hauteur, puis une autre en 1972, et deux autres en 1974. Elles brûlent chacune 54 tonnes de fuel à l’heure en pleine puissance.

 1957 2bis

CREATION DU PIPELINE DE BRUT PARENTIS – AMBES


A partir de 1959, la société ESSO REP lance la construction d'un pipeline lui permettant d'amener le pétrole Brut de Parentis et de Mothes à la raffinerie Esso d'Ambés.

Ce pipeline traverse la Garonne à l’aplomb de Macau. Sa longueur totale mesure environ 91 kilomètres.

De 1962 à 1984, Le pétrole de Parentis est raffiné à Ambès et lors de sa transformation en dépôt pétrolier en 1984, le Brut stocké est expédié vers la raffinerie de Donges.

 1962bis

Dépôt SPBA (Ex : Raffinerie ESSO)

 

 

CONSTRUCTION DU DEPOT PETROLIER DPA BASSENS

En 1965, un groupement de sociétés pétrolières ainsi que la société WORM, détentrice d'environ 63% du capital de D.P.A. ont pour objectif de construire un dépôt d'hydrocarbures moins enclavé et plus proche des axes routiers.

Dans un même temps, l'infrastructure autoroutière se développe avec la futur A10 et A62 :

 L'autoroute A10 (Bordeaux/Paris) : mise en service en 1960 entre Wissous et Palaiseau. Le reste de l'autoroute a été ouvert de 1967 à 1981. 

  • Ouverture en 1967 del’axe Ambarès-et-Lagrave – Lormont

  • Ouverture en 1974 de l’axe Saint-André-de-Cubzac - Ambarès-et-Lagrave

  • Ouverture en 1981 de l’axe Saint-André-de-Cubzac - Poitiers

L'autoroute A62 (Bordeaux/Toulouse) :commencement des travaux dans les années 1960

  • Section Bordeaux – La prade : mise en service 1970

  • Section La prade – Langon : mise en service 1975

  • Etc.

Au cours de l'année 1967, Les Docks des Pétroles d'Ambès signe avec le Port Autonome de Bordeaux, un contrat de gérance lui permettant de construire un dépôt d'hydrocarbures d'une capacité de stockage initial de 168 000 m3 avec la possibilité d'étendre cette capacité à 266 000 m3.

Dans la même année, La raffinerie SHELL à Pauillac et les sociétés pétrolières d'ambès créées deux pipelines, l'un d'une longeur de 35 km² de Pauillac à Bassens et l'autre de 17 km².

Cette dernière transportera du carburant Auto, du gazole et du fuel domestique depuis 3 points d'expédition (DPA Bayon, La raffinerie Elf UIP et la raffinerie ESSO) jusqu'au terminal de Bassens.

En septembre 1969 le dépôt de DPA Bassens est mis en service avec 2 pipelines, lui assurant un approvisionnement constant de 500 m3/h chacun, soit 1 000 m3/h au global, d'un appontement lui permettant de réceptionner et de charger du produit par voie maritime (2 bras disponibles, l'un en produit noir et l'autre en produit blanc), de nombreux postes de chargement lui permettant de charger dans la 1ère année environ 200 camions/J destinés au marché local et des chargements Fer distribuant les dépôts ferroviaires de Tours, Saint Yrieix-la-Perche, Chasseneuil-du-Poitou, Brive la Gallarde, Clermont-Ferrand, etc. DPA Bassens devient à cette date la plus grande gare routière d'Europe.

De 1969 à 1980, DPA Bassens réceptionnera du Fuel léger sur l'appontement de Bassens, en provenance de la raffinerie de Pauillac, et assurera la distribution de ce produit par camion pour les chaudières industrielles.

En 1987, WORMS & Cie se désengage de la société DPA pour laisser place à d'autres actionnaires, à cette époque les sociétés Elf-Antar, BP et FINA rassemblés dans EPR (Entrepôt Pétrolier Régionaux), les sociétés ESSO, TOTAL et le public constituent l'actionnariat de la société "Docks des Pétroles d'Ambès".

n°16604bis, Bassens aval, DPA, aménagement des terre pleins, 1968, Archives GPMB  n°16605bis, Bassens aval, DPA, aménagement des terre pleins, 1968, Archives GPMB n°16606bis, Bassens aval, DPA, aménagement des terre pleins, 1968, Archives GPMB
n°16607bis, Bassens aval, DPA, aménagement des terre pleins, 1968, Archives GPMB1 n°16608bis, Bassens aval, DPA, aménagement des terre pleins, 1968, Archives GPMB2 n°16609bis, Bassens aval, DPA, aménagement des terre pleins, 1968, Archives GPMB